Les heures supplémentaires obligatoires

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Un jour, j’ai eu la chance de travailler avec un vieil infirmier d’origine roumaine. Ancien médecin militaire, il avait immigré au Canada afin d’avoir une vie meilleure. Malheureusement, sa formation de médecin n’était pas reconnue ici et comme il devait subvenir au besoin de sa famille, il avait choisi d’étudier en soins infirmiers au lieu de refaire les longues études nécessaires afin de «redevenir» médecin.

J’aimais particulièrement lorsqu’il me parlait de la vie au temps du régime communiste. C’était tellement à des années-lumière de la réalité que je connaissais. Les couvre-feu, les logements d’état, le rationnement, la censure, le manque de liberté, tout ça me fascinait.

Je me demandais comment et pourquoi une société imposait un tel régime à ses citoyens… et plus encore comment l’être humain acceptait cette réalité sans se révolter.

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Il me raconta comment il s’était adapté à la société québécoise et comment il avait été choqué lorsqu’il avait débuté dans le métier. Bien vite on lui a imposé des heures supplémentaires obligatoires sur son département. Bien qu’ayant vécu dans un régime communiste, mon ami roumain n’avait jamais été «obligé» de travailler des heures supplémentaires.

«J’ai été abasourdi lorsque le coordo m’a dit que je « devais » rester travailler toute la nuit, que je n’avais pas le choix, car il n’y avait pas de remplaçant. Je n’en revenais pas! Moi qui avais fui un régime communiste des années plus tôt et qui étais venu m’installer en Amérique, terre de liberté, j’étais face à une situation où on m’obligeait à rester en poste, comme un prisonnier… un prisonnier du travail! Je n’avais même jamais vécu cela au temps des communistes!»

Je me souviens qu’en écoutant ce dernier commentaire de mon ami l’infirmier roumain je m’étais dit : «Il exagère. Ce n’est pas si pire que ça quand même les heures supplémentaires obligatoires. J’en fais de temps à autre, volontairement même, et ça ne me gêne pas.»

J’étais alors au début de ma carrière. Tout frais émoulu de ma technique en soins infirmiers, j’avais soif de me prouver que j’étais à l’épreuve de tout.

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«Des 16h de travail amenez en!» je me disais à moi-même. J’ai même fait, une fois, quatre 16h en supplémentaire de suite… et en plus à l’urgence! L’adrénaline que ça me procurait me grisait. Puis il y a aussi l’aspect «reconnaissance de ses pairs», car avouez-le : de faire du temps supplémentaire de manière volontaire est valorisé dans le métier… même si ce travail est, la plupart du temps, imposé. Oui, il est bien vu dans le domaine de la santé de faire beaucoup d’heures de travail. Ceux qui tentent de se défiler en prétextant des obligations familiales sont souvent jugés. Les gestionnaires des hôpitaux utilisent d’ailleurs cet aspect pour imposer les heures supplémentaires : cette espèce de chantage émotif à coup de «c’est à ton tour je crois», «tu as pas trop le choix», «il n’y a personne d’autre pour te remplacer». Il est malheureux de constater que le Travail Supplémentaires Obligatoire (ou TSO) est devenu une constance dans le milieu hospitalier. Comme si c’était dans l’ordre des choses. Comme si la mauvaise gestion du personnel infirmier justifiait cet état de fait. C’est à se demander pourquoi les infirmières devraient subire l’incompétence des gestionnaires et des cadres? Et, plus préoccupant encore, comment se fait-il que l’Ordre des infirmières du Québec et les Syndicats tolèrent cette aberration?

Que signifie leur statu quo? «Qui tolère consent.» dit l’adage… et c’est ce qui me révolte d’autant plus.

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Un jour, je me suis présenté au boulot un peu fatigué. Deux semaines je crois après avoir eu cette petite discussion avec mon ami roumain. Je n’avais pas beaucoup dormi la veille à cause d’une amygdalite pour laquelle le médecin de l’urgence m’avait prescrit des antibiotiques. Je m’étais tout de même présenté au travail sur mon quart de soir, car j’adorais ce boulot. Minuit sonna et je m’apprêtais à partir chez moi quand le coordo est venu me confirmer que je devais rester au travail jusqu’au lendemain matin. Je lui ai gentiment expliqué que j’étais crevé, que j’étais sous antibio pour une sale infection et que je préfèrerais qu’il trouve quelqu’un d’autre. Bien sûr, il m’a laissé entendre que je n’avais pas le choix de rester… Je compris alors brutalement ce qu’entendait mon ami le vieil infirmier roumain par «prisonnier  du travail». J’ai tout de même fait mon 16h en supplémentaire obligatoire. Le lendemain, je suis allé consulté le médecin de l’urgence qui m’a mis en arrêt de travail pour 3 jours… 3 jours que j’aurais travaillé s’ils ne m’avaient pas imposer le 16h de la veille. Qui a gagné? Personne. Personne ne gagne jamais dans le petit jeu du travail obligatoire. Ce n’est qu’une triste et pathétique réalité qui ne fait que souligner le manque de volonté de nos gestionnaires et décideurs.

En terminant, j’aimerais vous rappeler qu’aucun code de travail ne justifie les supplémentaires obligatoires. Par ailleurs, le code de déontologie des infirmières vous avise que vous ne pouvez travailler dans un état qui met la sécurité de votre patient en danger. La fatigue peut facilement porter préjudice à vous et votre patient. Faites connaitre vos droits.

25 réflexions sur “Les heures supplémentaires obligatoires

    • Salut Jean-Philippe. Merci pour tes liens d’un édito de Gyslaine Desrosiers (ancienne présidente de l’OIIQ) remontant à 2007. J’imagine qu’on peut la saluer d’en avoir parler (comment aurait-elle pu garder la réalité des TSO sous silence…?). Par contre, force est de constater qu’elle n’a rien pu changer à cette réalité navrante. Il y a un statu quo préoccupant dans cette institution conservatrice qu’est l’OIIQ, particulièrement concernant le travail supplémentaire obligatoire. On en parle, mais on ne force pas les changements. Faut que les babines suivent les bottines, comme dit le dicton. 😉

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      • Jean-Philippe Roberge dit :

        En fait, si l’OIIQ mentionne que l’interprétation du TSO de l’employeur est erronée, que le TSO va à l’encontre des normes du travail et de la charte des droits et libertés, je crois que le problème n’est pas l’OIIQ, mais plutôt que l’on accepte ce TSO. Aucune loi ne force une infirmière à rester en TSO sauf pour mesure d’extrême exception/urgence.

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      • Je suis d’accord avec plusieurs de tes observations. Quant au fait que l’OIIQ ne soit pas le problème, j’ajouterais que l’OIIQ ne semble pas faire partie de la solution non plus… puisque l’Ordre n’a pas été, me semble-t-il, très proactif dans la problématique des TSO. Et là je parle d’actions concrètes, pas de discours. C’est triste, car avec son pouvoir de lobby, l’OIIQ pourrait faire changer les choses. Mais la question est: est-ce que la volonté de changer est là? Car changer la réalité des TSO se ferait à quel prix? Plus d’agences… Changement du mode de gestion des ressources humaines… Il y a un coût à la résolution d’une problématique de cet ampleur. Ça prend des décideurs avec une vision autre qu’électoraliste, des décideurs qui feront le choix sensé et humain… et non le choix comptable. Et je crois que le choix a déjà été pris depuis belle lurette: le statu quo. Mais ça c’est mon opinion personnelle, et ça n’engage que moi.

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    • Couture dit :

      si le TSO en temps que tel n’est pas obligatoire, laisser un département avec moins de personnel qui pourrait nuir au patient voir même leurs causer du tord me semble être un manquement au code de déontologie donc ammene a des sanctions de l’OIIQ. (Catch 22)

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      • Mon opinion est que l’infirmière n’est pas responsable de l’incompétence des gestionnaires, ni des problèmes découlant de leur mode de gestion. Si un problème de « gestion du personnel » entraine un risque au niveau de la prestation sécuritaire des soins (aspect auquel l’OIIQ est tenu de veiller), il est du devoir de l’OIIQ d’intervenir auprès de l’employeur.

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  1. Sylvie dit :

    Bravo, super!!! Trèèès beau texte qui résume trèèèèès bien ce que nous vivons dans chaqu’un de nos milieux hospitaliers. Moi je suis infirmière aux soins intensifs de l’hôpital Sainte-Justine et je peux vous dire que du TS et du TSO et des gardes (TSO cammouflé). C’est tellement vrai qu’ils nous mettent la pression et qu’ils jouent avec nos sentiments et nos émotions. Un jour, soit un 31 octobre, je travaillais de 7h30 à 15h30 et à 15h25, ils m’annoncent avec un grand sourire dans la face que c’est à mon tour de rester pour un 16h. Le cœur brisé en mille miettes car je sais que j’ai 2 petits monstres qui m’attendent à la maison pour aller chercher des bonbons, j’ai pris mon courage a deux mains et « J’AI REFUSÉ » on m’a dit que j’allais avoir une lettre a mon dossier et un avertissement de ma suppérieur….JE M’EN FOUTAIS TELLEMENT!!!! je suis partie et j’ai fais 2 enfants heureux!!!
    Le lendemain je me suis informé au syndicat et nous avons le droit de dire  » NON » pour fatigue, maladie ou obligation familiale et autres. Ils faut juste avoir des COUILLES entre les jambes ou sur le chest hihihihihi!!!! Ne vous laissez pas avoir par le chantage et les menaces…ça fait 3 ans de ça et j’ai toujours pas reçu d’avertissement ni de lettre a mon dossier. Courage !!!!

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    • Allo Sylvie! C’est malheureusement une situation vécue par de nombreuses infirmières. Je trouve ça déchirant d’être placé dans ce genre de situation. Surtout pour une mère tel que toi. Comme si, dans l’échelle des priorités, les enfants pouvaient passer après le travail… Heureusement que tu as ce qu’il faut sur le « chest », comme tu dis! 😉

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  2. Hugo Loiselle dit :

    Bonjour, je suis infirmier depuis plus de 12 ans. J’ai été coordo et j’ai du obliger des infirmières à faire du TSO. sachez que ça n’a jamais été de gaieté de cœur. Après quelques années, j’ai choisi de prendre le taureau par les cornes et j’ai travaillé en tant chef de la liste de rappel. Malgré de multiple effort, j’ai réussi à réduire de beaucoup les agences et en évitant le TSO. Sachez qu’aujourd’hui, j’ai fait le choix de quitter le réseau. Je tiens à vous dire que souvent en tant que gestionnaire je n’ai pu corriger certaine situation puisque le syndicat et leurs membres préféraient le statut quo. Je suis d’avis que le problème est généralisé. Voici un exemple : si avec le même nombre d’heure on veut faire des poste TC pour couvrir les besoins, cela va faire en sorte qu’il y aura moins de personne qui paye des cotisations syndicales donc les syndicats sans le dire ne veulent pas aller dans cette direction puisqu’il perdrait de l’argent. Donc je crois qu’au bout du compte, le reseau public est voué à l’inertie. Ce qui est très fâchant pour tous!!!

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    • Salut Hugo! Très intéressant d’avoir un aperçu de ce qui se passe du côté obscur de la force. 😉 Sans blague, en lisant tes propos, on voit un angle différent du problème, et on ne peut que réaliser à quel point cette aberration des TSO est malaisant pour tout le monde. À cause du statu quo décisionnel et des entourloupes « syndicales », on peut facilement en venir au constat que tu en fais: l’inertie à laquelle est condamné ce système.

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    • Jérôme dit :

      Au contraire une de nos demande principal à la FIQ est justement d’augmenter le nombre de poste pour cesser les tso. Nous dénonçons tous les jours c’est façon de faire inacceptable.

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    • Louise Leclerc dit :

      Infirmière à la retraite je suis toujours surprise que le problème des TSO n’ait pas trouvé de solution.
      J’ai travaillé sur un comité paritaire qui avait pour mandat de calculer les heures de temps supplémentaire, les heures faites par les TP en plus de leur poste et des heures faites par les TPO, afin de faire la preuve de la nécessité de transformer ces heures en postes.
      Ce travail de moine fait à la main à partir des listes que l’employeur nous avait remises. Des heures de travail…Et nous avons trouver des aberrations…!
      Des TPO qui avaient 5,10,15 ans d’ancienneté…Des jeunes TPO a qui on faisait faire du TS en les payant à taux simple mais en donnant un jour d’ancienneté de plus pour le deuxième quart travaillé , ce qui leur faisait 2 jours d’ancienneté pour le même jour…cherchez l’erreur…et bien d’autres choses…
      Les TP qui travaillaient presque toutes à temps plein sur leur unité quand elles le pouvaient ,parce qu’on offrait les remplacements à des TPO…
      Lors de nos rencontres avec les Ressources Humaines , les cheveux se dressaient sur leurs têtes . Ils ne croyaient pas ce qu’on leur racontait…mais quand on leur montrait les documents sur lesquels on avait travaillé, ils tombaient des nues…
      On a réussi à faire afficher quelques postes , les remplacements longue durée étaient offerts en priorité aux TP de l’unité.
      Contrairement à ce que vous dites le syndicat aurait voulu beaucoup plus de postes, mais le côté patronal manquait d’ouverture…
      On a fait cet exercice 2 fois,à quelques années d’intervalle avec les mêmes constats et résultats…
      J’espère que ce grave problème sera réglé rapidement. Je suis de tout cœur avec vous qui êtes obligés à faire du TSO ,pour être passée par là, j’ai toujours une boule a l’estomac quand j’en entends parler. Courage!

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  3. Francine dit :

    Il n’y a pas juste des imfirmiere qui sont oblige de faire du Tso ils oblige maintenant les pab et oui .Moi jai refuser et je suis suspendue 3j jours ..Meme si je recevais a souper on s’en fou comme si nous navons pas de vie a lexterieu.on est vraiment des otages .Ses rendu quon a peur de rentre travailler quand on a quelque chose de prévu .

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  4. Jérôme dit :

    De croire que parce que les choses ne changent pas, c’est parce que les syndicats acceptent, est de bien mal connaître la réalité. Nous dénonçons tous les jours cette abération du système. Une de nos demande principal est justement de cesser de ne donné que du temps partiel, en donnant des postes on diminue le ts et tso. C’est une priorité pour la FIQ. De croire que nous acceptons cela les bras croisés est insultant, pour une personne comme moi qui milite tout les jours pour de meilleurs conditions de travail. Si vous ignorez nôtre combat, je vous suggère fortement de vous rendre a vos assemblée des membres local , pour voir ce que votre équipe local fait. Vous croyez vraiment que nos patrons, qui font également les lois, sont à l’écoute de toutes nos demandes? Même celles qui nous semblent de la logique. Je vous aimais beaucoup ce commentaire me laisse un goût amer. Si vous vous informez et que vous ne changez pas d’idée je comprendrai, et vous dirai de venir me voir nous discuterons.

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    • Merci de ce commentaire. Je salue votre « combat », qui est certainement une implication dans laquelle vous investissez beaucoup de temps, mais on doit constater qu’il n’a apporté, après toutes ces décennies, aucun changement concret sur les TSO. Si ce dossier est au coeur des priorités syndicales, comment expliquer cette inertie? C’est une réalité qui n’a pas changé d’un iota depuis plus de vingt ans! Difficile de faire pire dans l’insuccès, vous en conviendrez. Et c’est, à mon avis, de bien mal connaître la réalité que de prétendre le contraire. Pour les syndicats, et d’autant plus pour les gestionnaires, répéter le même modus operandi, en sachant très bien qu’il n’apporte aucun changement, m’apparaît futile. Notez que ce site est basé sur l’humour satirique. Le propre de l’humour satirique n’est pas de plaire, ni d’épargner les sensibilités, ni faire dans la dentelle, mais de bousculer les mentalités en exagérant les traits de caricature.

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      • Jérôme dit :

        Nous offrons depuis le même laps de temps des solutions logique à ce problème mais ne recevons aucune coopération du côté patronal. Un syndicat n’a pas le pouvoir de légifération comme nos employeurs. Ce n’est pas parce que les choses ne changent pas et deviennent de mal en pis que nous avons un pouvoirs. Nos solutions sont disponibles et accessibles à tous, mais est ce que l’employeur veut les mettre en place est une autre histoire.

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      • Bon argumentaire Jérôme. On a l’impression que la discussion entre le côté patronal et syndical est un dialogue de sourds… je peux imaginer à quel point cela doit être frustrant de négocier dans ce contexte. Néanmoins, et cela par expérience personnel, peu d’information et de réassurance sont fournies à l’employé subissant le TSO. C’est malheureux, car il en découle forcément une souffrance psychologique. Il serait intéressant que les syndicats ou l’OIIQ puissent au moins (à défaut de régler le problème) fournir, à l’employé venant cherche de l’aide auprès d’eux, un document concis expliquant les tenants et aboutissants des TSO et les avenues légales pour y faire face. Un espèce de kit-de-survie-TSO avec aussi, pourquoi pas, une canette de Red Bull… question de passer à travers le 16h de travail. 😉

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  5. Sssss dit :

    Chaque fois qu’on m’impose un tso, je rempli POUR CHAQUE PATIENT À MA CHARGE un rapport AH-223/rapport incident-accident pour me protéger, pas tant. Mais pour obliger LA GESTION DES RISQUES à prendre en considération les risques d’erreur qu’ils provoquent par leur ingérence. Plus de paperasse, certes. Mais pas juste pour moi. Et c’est pour une bonne cause:le patient

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  6. mike dit :

    Vous voulez que cela arrête, c’est assez simple… Démissionnez TOUS, avec accord du syndicat, en même temps. Vous n’avez pas le droit de gréver mais vous avez le droit de démissionner. Quand il manquera 70% (même 50 ferait l’affaire) du personnel démissionnez partout au Québec, là, le gouvernement va vous écouter. Impossible pour lui d’amender les gens, il va vous menacer disant que vous perdrai votre ancienneté mais cela fera parti des conditions de retour.

    Il faut prendre le taureau par les cornes si on veut arriver à quelque chose.

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  7. JOJO dit :

    Je suis infirmière depuis 36 ans et oui j’ai connu le temps où il y avait trop d infirmières et je devais avoir deux emplois pour avoir un salaire potable. Mais ce n’est rien à côté des TSO j ai quitté mon emploi après 24 ans car je n en pouvais plus. J’ai toujours dit à mes compagnes de travail que tant elles vont continuer à se laisser faire et manipuler par l employeur pourquoi celui-ci changerait une situation gagnante.C est la facilité pour lui de continuer ce petit manège . Je m adresse ici au travailleur pour la FIIQ au lieu d attendre un changement du côté patronal (qui est utopique d après moi ) pourquoi ne pas miser sur vos membres et premièrement de les renseigner qu elles ont le droit de dire NON et leur apporter un support immédiat c est à dire que le coordo se plante devant elle pour faire son intimidation et qu elle pourrait avoir un représentant syndical à ses côtés pour faire face aux menaces et à l intimidation. Et S.V.P à tous les autres infirmières et infirmiers quand vous travaillez en sous-effectifs ce n est pas la faute d une infirmière qui a su dire non mais bien à l incapacité de votre employeur à gérer le personnel n embarquer pas dans le jeu de l employeur qui aime bien mieux vous voir vous entre déchiré que de blâmer le vrai responsable.

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