Ma dépendance au Nutella

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Selon certains articles, le sucre causerait une dépendance aussi forte que la cocaïne. La réaction physiologique lors de l’ingestion de sucre augmenterait drastiquement la sécrétion d’opioïdes endogènes et de dopamine. Le sevrage au sucre créerait même des symptômes similaires à ceux rencontrés dans le sevrage aux opiacés.

C’est à se demander si ce n’est pas pourquoi le sucre est utilisé en si grande quantité dans de nombreux produits manufacturés. Des bonbons, au jus de fruits en passant par les boissons gazeuses, mais aussi diverses denrées dont on ne se douterait même pas de la quantité astronomique de sucre qui y est ajoutée. Il y a, avouons-le, une certaine logique marchande derrière cet état de fait : ça garantit la fidélité des consommateurs à ces produits puisqu’ils y deviennent involontairement dépendants…

Tout ça pour m’amener, de manière détournée, à vous faire une confession : je suis accro au sucre… plus particulièrement au Nutella. Je suis en rémission depuis près de huit mois maintenant… mais, tout comme un alcoolique, je sais que je serai toujours « nutellamane ». On n’en guérit jamais vraiment. La faiblesse demeure toujours ancrée en nous, toute au fond. Elle nous suit telle une ombre. C’est pourquoi il faut constamment être sur nos gardes. En parler m’aide beaucoup dans mon processus de guérison. Je sais que mon histoire peut aussi en aider d’autres dans leur sevrage.

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La dépendance au Nutella s’est installée sournoisement. Au début, j’en prenais au déjeuner : je tartinais mes « toasts » de tant à autre, sans plus. Puis, tranquillement, j’en suis venu à en manger aussi le soir, après le souper. Au fil des mois, il me semblait que je n’étais jamais rassasié.

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J’en voulais toujours plus, peu importe le moment de la journée. Je revenais chez moi le midi et je devais absolument m’enfiler une et même deux cuillerées de Nutella. Je ne le tartinais même plus sur du pain grillé, mais le consommais pure, à même le contenant.

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 Je me sentais honteux. Ma honte devenait intenable, probablement dû au fait que je me sentais aussi comme un imposteur au travail. En effet, comment conseiller mes patients diabétiques sur l’importance de diminuer leur consommation de sucre alors que, moi-même, j’en étais accro?

Vous aussi avez une dépendance au Nutella ou au sucre? Voici comment s’explique ce phénomène…

Dépendance neurochimique

Plusieurs découvertes scientifiques confirment que certains aliments, dont le sucre, peuvent amener une dépendance. En effet, le sucre stimulerait les circuits de récompenses du cerveau. Plusieurs systèmes de neurotransmission complètent ces circuits. C’est entre autre par la dopamine, un puissant neurotransmetteur, que le sucre interfère… comme le feraient d’autres drogues créant la dépendance.

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Les aliments avec un haut niveau de sucre amènent aussi un relâchement d’opioïdes endogènes (molécules chimiques comparables à la morphine) dans le cerveau. À tel point que la personne développerait une tolérance au sucre et aurait besoin de plus en plus de sucre pour se satisfaire. Un phénomène qui se retrouve chez les gens dépendants de l’alcool et de l’héroïne. Malgré les effets nocifs sur leur santé, les consommateurs continuent d’ingérer les substances malgré les conséquences négatives sur leur santé. Ils expérimentent aussi un « manque » fulgurant s’ils cessent brusquement l’apport de sucre… tout comme les consommateurs de drogues dures en sevrage.

Dépendance psychologique

Découlant de la cascade neurochimique stimulée par l’ingestion répétée de sucre, l’homme développerait même une dépendance comportementale.

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Cette dépendance est insidieuse et se reconnait souvent à quatre caractéristiques principales.

1-Impossibilité de résister à l’impulsion de s’engager dans le comportement.

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2-Manifestation d’une tension croissante avant d’initier le comportement de consommation.

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3-Plaisir ou soulagement au moment de l’action.

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4-Perte de contrôle sur le comportement.

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Si vous analysez votre propre comportement face au sucre, peut-être vous rendrez-vous compte que votre comportement et les effets physiologiques d’une grande consommation de sucre se confondent parfaitement. Peut-être même reconnaîtrez-vous les signes de tolérance, dépendance ou des symptômes de cessation (manque ou sevrage). Si tel est le cas : réfléchissez à votre vie et faites le bon choix, car personne n’est libre dans ce modèle de dépendance. Pour ma part, un jour j’en eus marre et j’ai tout balancé le Nutella aux poubelles. Ce fut difficile, mais je tiens encore le coup. Merci de votre écoute. Je m’appelle Vilainfirmier et je suis « nutellamane ».

2 réflexions sur “Ma dépendance au Nutella

  1. genmust dit :

    J’ai pas réussis à relier toutes sautes d’humeur au SPM… je vais commencer à faire la corrélation avec la présence d’un pot de nutella dans la maison …

    Aimé par 1 personne

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